Le courant de Sainte Eulalie en Born

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Le Courant de Sainte Eulalie en Born relie en 7 km l’étang de Biscarosse / Parentis à celui d’Aureilhan.

La particularité de ce courant est son dénivelé important pour un cours d’eau landais avec 14 m sur sa longueur totale !

Pour qui n’est pas né sur les rives de ce labyrinthe et équipé, il est ardu de s’y déplacer ! Le départ du courant est difficile à trouver et après vingt bonnes minutes de marche on atteint la ripisylve caractéristique des milieux humides.

Un lieu est retiré, mystérieux

La pinède au nord possède de vieux pins maritimes centenaires que leur situation a sauvé de toute exploitation. Le long du courant se succèdent chênaie, saulaie, puis vers l’aval, aulnaie à osmonde royale.
Des petites cascades ponctuent le cours d’eau, formées par des seuils d’alios (l’alios est une concrétion résultant de la cimentation des grains de sable avec des oxydes de fer).

Préservé, le site est d’une grande richesse faunistique. De nombreuses espèces sont présentes et cohabitent entre elles.
L’intervention humaine passée est discrète. Connu pour sa richesse en anguilles, de nombreuses pêcheries existaient sur le courant. L’activité a maintenant disparu mais deux pêcheries sont encore visibles. 

Le commerce du bois était également pratiqué autour d’un ancien port situé dans le prolongement du Petit Etang de Sainte-Eulalie. En 1917, lors de l’entrée en guerre des Etats-Unis, des soldats canadiens et américains s’installent dans les forêts communales et privées et effectuent des coupes importantes. 

En 1963 le Centre d’Essais des landes (CEL) s’installe sur la rive ouest. La présence des militaires a fortement favorisé l’isolement des lieux et a sûrement participé à sa préservation. L’accès à la rive ouest du courant est inaccessible au grand public. L’accès à leurs parcelles est également compliqué pour leurs propriétaires qui doivent demander des autorisations.

* Source : le conservatoire du littoral
>>Plan de gestion
www.conservatoire-du-littoral.fr